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Entre reconnaissance et flou sémantique, la formation ouverte et à distance poursuit son développement (Jacques Bahry, président du FFFOD)

Dépêche AEF n°94160 du 4 avril 2008 de Cyril Duchamp.
Le texte ci-dessous est reproduit avec l’aimable autorisation de l’AEF - le site de l’AEF : www.aef.info.

La FOAD (formation ouverte et à distance) est-elle destinée à être totalement intégrée dans les dispositifs de formation ou alors dans les gestions de ressources humaines, qui évoluent vers le e-RH ?, s'interroge Jacques Bahry, président du FFFOD (Forum français pour la formation ouverte et à distance), ce matin vendredi 4 avril 2008, à Dijon, lors des 7e rencontres du FFFOD. Selon lui, les acteurs de la FOAD se trouvent aujourd'hui dans "une situation un peu particulière", avec un "contexte national favorable" qui reconnaît cette modalité de formation au titre du financement des actions de formation, mais un "flou sémantique" qui perdure autour de cette notion. À partir de là, "quelles orientations pour le FFFOD ? Quel positionnement ? Quels travaux ?"
 
"Lorsque à la fin des années 90, le terme e-learning a commencé à s'imposer, pour beaucoup il était synonyme - et l'est parfois encore - de formation ouverte et à distance. Pour d'autres, la FOAD intègre le e-learning comme l'une de ses modalités particulières possibles", souligne Jacques Bahry. "Le flou du périmètre du champ sémantique a permis à ce concept d'être 'plastique' et de s'adapter au fil des années" aux différentes formes voulues de formation : "la réalité changeante s'adapte facilement".

"SITUATION UN PEU PARTICULIÈRE"

Selon Jacques Bahry, "la FOAD est devenue légitime du point de vue de son imputabilité fiscale grâce à l'action menée par le FFFOD". Si "le travail n'est pas totalement terminé", reste que "tous les textes ministériels reconnaissent la FOAD" (L'AEF n°71440). Malgré tout, "un certain nombre de décideurs font encore des réticences à rebours de l'histoire".

La reconnaissance légale de la FOAD "la cantonne dans le champ de la formation professionnelle", remarque le président du FFFOD : la prise en compte les dépenses formation "est importante pour le développement de la FOAD", mais la place entre "les frontières de la formation fiscalement imputable dans ce pays". Ainsi, "tout ce qui est auto-formation, n'étant pas imputable [sur l'obligation légale de l'entreprise], sort du registre de la FOAD, ce qui est paradoxal". Pour Jacques Bahry, "on s'est éloigné ce faisant du vrai sujet, travailler ensemble à apprendre mieux, plus vite, de manière plus efficace".
 
Le FFFOD se situe donc dans "une situation un peu particulière". Pour son président, "la FOAD a de l'avenir, cela ne fait aucun doute, avec des technologies de plus en plus efficaces et faciles à utiliser, des besoins massifs et massifiés pour lesquels elle constitue une bonne réponse". Pour autant, "de quoi parle-t-on? Peut-on continuer à se satisfaire du flou de ce terme ? Peut-on envisager que le terme FOAD concerne aussi des formations sans rapport avec la technologie ? Les APP (ateliers de pédagogie personnalisée) proposent des formations innovantes qui ne s'appuient pas toujours sur des technologies. Doit-on inclure dans la FOAD les cours par correspondance papier ?". En fin de compte, "le plus important est qu'aujourd'hui le terme paraît plus centré sur la technologie et l'assistance par la technologie qu'il y a 15 ans, et cela ne va faire que s'amplifier".

L'évaluation des compétences n'est pas un contrôle des connaissance

Échos des rencontres du Forum français pour la formation ouverte et à distance.
Dépêche AEF n°94108 du 3 avril 2008 de Cyril Duchamp.
Le texte ci-dessous est reproduit avec l’aimable autorisation de l’AEF - le site de l’AEF : www.aef.info.

Il existe souvent une confusion entre "contrôle" et "évaluation", alors qu'une bonne définition de ces termes constitue le préalable à la mise en place réussie d'une politique de formation, et notamment de FOAD (formation ouverte et à distance). Les participants aux 7e rencontres du FFFOD (Forum français pour la formation ouverte et à distance), organisées du 2 au 4 avril 2008 à Dijon, ont discuté de ce thème, ce jeudi 3 avril 2008. Pour Frédéric Haeuw, responsable pôle recherche et ingénierie de l'institut Fepem pour l'emploi familial, le contrôle "vise à vérifier la conformité à une norme et peut donc être réalisé par la personne elle-même, si elle dispose de l'instrument de mesure. L'évaluation ne peut se faire qu'en croisant les regards, elle est impossible à réaliser par l'évalué seul car elle s'inscrit dans une relation de communication entre partenaires de l'évaluation". Le contrôle correspond donc à une démarche objective, l'évaluation à des critères subjectifs.

Frédéric Haeuw distingue plusieurs catégories d'évaluation, chacune ayant un impact différent sur la personne à évaluer. Il peut s'agir "d'évaluer pour construire et améliorer l'offre de formation", avec alors une "portée relativement faible pour l'individu". Il s'agit là d'une "première évaluation", qui sert de diagnostic" pour identifier les besoins en formation. "Ce n'est pas une évaluation fine et individualisée, mais cela permet de construire une offre de formation adaptée". "L'évaluation de positionnement" intervient ensuite "pour la rédaction de plans individualisés" : cette catégorie autorise un recours aux technologies car il s'agit d'un "processus incontournable mais très chronophage". Pour cela, des outils en ligne existent comme le "profil FOAD", mis en place notamment par l'Afpa.

LES OUTILS E-RH, UN MARCHÉ D'AVENIR ?

"L'évaluation formative" est une autre catégorie identifiée par Frédéric Haeuw. Elle s'exerce sur des notions acquises tout au long de la formation et fait appel à un panel d'outils informatiques, pour éditer des exercices de QCM par exemple. Ces outils peuvent être intégrés dans des dispositifs d'auto-formation. Cela permet une "traçabilité des formations", qui peut d'ailleurs donner à l'apprenant un sentiment de "big brother" avec ce qu'ils peuvent percevoir comme des "instruments de contrôle permanent". "L'évaluation pour attester la compétence" renvoie à la certification et à des outils de validation des compétences professionnelles, comme le ePortfolio. L'évaluation peut aussi servir à "améliorer la performance individuelle et collective avec des entretiens professionnels annuels afin d'évaluer les résultats, réajuster l'organisation du travail, mettre en place des plans de formation, etc.

Les outils numériques pour l'évaluation sont nombreux, constate Frédérique Haeuw. "Le marché e-RH peine pourtant à décoller : la frilosité est aujourd'hui la même qu'il y a quelques années vis-à-vis du e-learning", avec la crainte que le numérique pourrait remplacer l'humain. "Les outils de communication ont au contraire permis de recréer du sens, de la socialisation et les pédagogies basées sur l'échange ont résisté, se sont appuyées sur les technologies pour augmenter les échanges. La même chose devrait se constater avec les e-RH : le rapport entre managers et salariés pourra permettre d'augmenter la relation, laisser place à la primeur de l'écoute et de l'échange. Mais là où les entretiens servent à réprimer, surveiller et assurer le contrôle, les technologies renforceront ces aspects."

PRÉCISER LES CONCEPTS POUR ORIENTER LES ATTENTES

"Il faut préciser ce qu'on entend par évaluation, car cela a un impact direct sur la conception des outils de formation", considère Monique Benaily, responsable adjointe de la formation du groupe BNP-Paribas. L'évaluation peut se faire "seule ou accompagnée", "sur du déclaratif sans pour autant nécessairement vérifier", par "un contrôle de connaissances dans un contexte particulier", "un contrôle de l'apprentissage", etc. Si le formateur souhaite "réintroduire la sphère du travail dans l'évaluation", cela demande d'étudier sur "les attentes et les pratiques professionnelles des apprenants". Pour Monique Benaily, il faut bien cibler "les objectifs d'apprentissage" car les résultats de l'évaluation diffèrent à chaque fois selon la méthode retenue.

"Comment mener une évaluation en situation professionnelle, alors même que l'évaluation ne peut être assurée par un pair ou par un hiérarchique" de la personne à évaluer, s'interroge Gilles Macchia, directeur FOAD au CFPB (Centre de formation de la profession bancaire), qui réfléchit au développement de "simulateurs de postes de travail" à partir d'une expérience menée dans une banque et destinée à évaluer un salarié face à un client virtuel en le faisant travailler sur le logiciel qu'il utilise au quotidien. Ce système permet d'évaluer le comportement dans un contexte professionnel rée

FOAD et rôle du Carif en Lorraine

Pour en savoir plus sur l'histoire de la FOAD en Lorraine et le rôle du Carif, reportez-vous à l'interview réalisée par Monique Royer publiée dans le dernier mensuel du Café Pédagogique en lien.

FOAD et handicaps

Une meilleure professionnalisation des personnes handicapées est nécessaire et urgente au vu de la loi.
En 2010, les entreprises qui n'emploieront toujours aucun salarié handicapé et qui n'auront entrepris aucune action concrète en leur faveur verront leur contribution à l'Agefiph très fortement majorée. Elle passera à 1 500 fois le Smic horaire (contre 400 à 600 fois aujourd'hui) pour toute personne handicapée manquante afin d'atteindre le quota de 6 %. http://www.agefiph.fr/loihandicap2007/loiHandicap04_03.html
Aujourd’hui 40% des personnes handicapées en mesure de travailler seraient au chômage. (J’écris au conditionnel car les chiffres du handicap sont toujours problématiques).

Le niveau de qualification des personnes handicapées constitue l’un des freins principaux à leur accès à l’emploi et les entreprises font état de difficultés à recruter des travailleurs handicapés, 82% d’entre eux ayant un niveau de formation inférieur ou égal au BEP/CAP. Si l’effort global de formation est stable entre 2004 et 2006, avec 6,4 % de bénéficiaires, il reste insuffisant. Il est prioritaire que les personnes handicapées qui se trouvent au chômage atteignent un niveau d’accès à la formation au moins semblable à celui des autres demandeurs d’emploi. Extrait du discours de Mme. Lagarde le 20 février 2008 pour la signature de la convention État-Agefiph (le discours en lien).

Les entreprises et les centres de formation sont donc aujourd’hui directement concernés par la professionnalisation des personnes handicapées.

Le fffod propose, le 19 mars 2008, demi-journée journée d’étude « FOAD et Handicaps » : programme et bulletin d'inscription.

Consultants, formateurs, chercheurs : quel dialogue ?

Le vendredi 28 mars 2008 à Paris
une journée d’étude, dans le champ de la formation des adultes sur le thème :
Consultants, formateurs, chercheurs : quel dialogue ?

Plaquette et bulletin d’inscription à http://netx.u-paris10.fr/savoirs/Evenements_j_08.htm

09h00
Sandra ENLART, Philippe CARRÉ (comité éditorial de la revue Savoirs) et mot d’accueil du GARF
09h30Xavier BARON (expert en gestion de ressources humaines)
Quel dialogue entre le conseil et la recherche ?
Les débats sur l’intervention en organisations.
11h00
3 ateliers simultanés
1. Le dialogue consultants/chercheurs
Gilles VERRIER (animation), Jean-Pierre BOUTINET (synthèse)
Jean-Pierre BOUCHEZ, Mathilde BOURDAT, Gérard REYRE
Pierre CASPAR, Patrick GILBERT
2. Le dialogue responsables de formation/chercheurs
Sophie PAGÈS (animation), Jacques AUBRET (synthèse)
Monique BÉNAILY, Bertrand DALLE, Franck VIDAL
Philippe CARRÉ, Stéphane JACQUEMET
3. Le dialogue formateurs/chercheurs
Françoise F. LAOT (animation), Pierre DOMINICÉ (synthèse)
Olivier CHARBONNIER, Gérard LAYOLE
Étienne BOURGEOIS,  Jean-Michel BARBIER, Bernard BLANDIN
14h30
Débat
Quels dialogues ?
Débat préparé par Jacques AUBRET, Jean-Pierre BOUTINET, Pierre DOMINICÉ (responsables du n° 13 de Savoirs « Sciences de la formation ») à partir des ateliers de la matinée
 Introduction et animation de Pierre DOMINICÉ
16h30
Conférence de clôture
Alain MEIGNANT

Pourquoi n'arrive-t-on pas à travailler ensemble alors qu'on prétend tous avoir besoin les uns des autres ?
Faut-il plus collaborer ? Pourquoi ? Quels en sont fondamentalement les enjeux ?
Comment y parvenir mieux ? Quelles sont les modalités qui ont qui ont "marché" ?
Quelle utilisation les consultants font-ils réellement des savoirs des chercheurs et inversement ?

Les ateliers seront construits sur la base de présentation de chantiers et de recherches permettant de mettre en discussion ce qui, concrètement, est utile et utilisé par les chercheurs, dans les expériences de terrain et par les consultants dans les recherches. On évitera donc les exposés "généraux" sur le fait que nous avons tous besoin les uns des autres.
Le FFFOD, le forum des acteurs de la formation digitale – 4 Avenue du Stade de France, 93210 Saint-Denis - +33 (0) 966 96 06 52