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Le FFFOD milite pour une reconnaissance des pédagogies numériques dans les cursus d’apprentissage

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Article de Benjamin d’Alguerre paru dans le Quotidien de la formation du 11/03/2016. Cet article est diffusé sur le site du FFFOD avec l'aimable autorisation de Centre Inffo.
L'article sur le site de Centre Inffo : http://www.actualite-de-la-formation.fr/le-quotidien-de-la-formation/articles-2016/le-fffod-milite-pour-une-reconnaissance-des-pedagogies-numeriques-dans-les-cursus-d.html? 


C’est un nouveau chantier qui s’ouvre pour le le Forum français pour la formation ouverte et à distance. Après avoir contribué à faire inscrire la reconnaissance des pédagogies numériques dans le champ de la formation professionnelle continue - c’est désormais le cas depuis la loi Sapin du 5 mars 2014, le FFFOD s’attaque désormais au chantier de l’apprentissage. Avec comme objectif, là encore, de faire rentrer les enseignements digitaux dans les CFA.

En dépit de la légère embellie de 2015, les chiffres de l’apprentissage continuent à stagner aux alentours de 400 000 apprentis en France, là où le gouvernement ambitionne d’en compter 500 000 en fin de quinquennat. Et ce ne sont pas les systèmes de primes à l’embauche instaurés l’an dernier qui semblent de nature à renverser la tendance. « Selon le FFFOD, il y a contradiction à vouloir cibler les aides à l’apprentissage sur les niveaux de qualifications les plus bas alors qu’en dehors de certains secteurs bien particuliers comme l’hôtellerie-restauration, les services à la personne ou le bâtiment, les entreprises tendent à placer le curseur du recrutement au niveau Bac, voire Bac + 2 » juge Jacques Bahry, président du Forum et vice-président honoraire de la Fédération de la formation professionnelle (FFP). D’autant que si la majorité des entreprises ont tendance à recruter ensuite ceux qu’elles ont d’abord reçu en apprentissage, l’un des freins au recrutement les plus observés à l’embauche d’apprentis serait plutôt le manque de souplesse existant entre les périodes en entreprise et les périodes en CFA. « On rencontre beaucoup d’employeurs qui seraient prêts à donner leur chance à des apprentis, mais souvent, leur temps d’activité ne correspond pas à la périodicité des temps d’études. Beaucoup d’entreprises reculent là-dessus ».

Accompagnement nécessaire pour les e-apprentis

Et c’est justement sur ce décloisonnement de la temporalité de l’apprentissage que pourraient intervenir les pédagogies numériques en remplaçant un certain nombre de modules « scolaires » assurés en CFA par des cours accessibles via les outils digitaux. « La FOAD - formation ouverte et à distance - peut constituer un moyen d’assouplir ces contraintes et de lisser les possibilités de recrutement par les entreprises » assure Jacques Bahry. Pas question, toutefois, aux yeux du président du FFFOD, d’abandonner les jeunes seuls face à leur tablette ou leur écran d’ordinateur. « Il est nécessaire de garantir un accompagnement de qualité pour permettre aux apprentis de suivre leur cursus, même à distance ».

Pour le FFFOD, d’ailleurs, cette numérisation des cursus pourrait permettre de réduire l’écart constaté entre les établissements d’éducation scolaire et ceux dévolus à l’enseignement pour les apprentis. « Les pouvoirs publics font d’énormes efforts pour digitaliser l’école. Le conseil régional d’Île-de-France vient, par exemple, de mettre près de 8000 tablettes à disposition dans les établissements scolaire franciliens. Les CFA, eux, restent un peu les oubliés de cette digitalisation » regrette le président du FFFOD.

Expérimentations régionales

Pour autant, la direction de ces établissements n’est pas toujours opposée au progrès. Dans certaines régions, des expérimentations sur le développement des pédagogies numériques ont reçu un accueil favorable de la part des exécutifs régionaux. C’est le cas par exemple en Bourgogne où les CFA du sport à Dijon et celui de Marzy ont déjà mis en place de tels cursus distanciés mieux adaptés à la temporalité des entreprises. D’autres conseils régionaux, en revanche, demeurent encore rétifs au développement de ces innovations. Ce que le FFFOD compte bien changer en multipliant les rencontres avec des acteurs publics tant nationaux (ministères, parlementaires...) que territoriaux, même s’il est encore trop tôt pour qu’un agenda précis ait été fixé.

« L’objectif final, c’est que la FOAD soit à son tour reconnue dans la loi comme une pédagogie adaptée à l’apprentissage comme elle est aujourd’hui reconnue éligible à la formation continue des adultes » ajoute Jacques Bahry. Et s’il a fallu près de 20 ans de militantisme pour parvenir à faire inscrire la e-formation dans le marbre de la loi du 5 mars 2014, le président du FFFOD mise sur une prise de conscience plus rapide concernant l’apprentissage. « Les mentalités ont évolué, le digital nous entoure. Il n’y a pas de raison que ce dossier n’avance pas rapidement ».

 

 

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